Je ne craque pas pour Susan Boyle

Bon ! La preuve est faite : j’ai un coeur de pierre.
La semaine dernière, mon collègue nous passait le fameux lien Youtube montrant l’écossaise de 47 ans chanter à Britain’s got talent avec la mention « allez voir ça, c’est à jeter par terre ».
S’en suivi une longue suite de réponses avec des « wow », « j’ai les larmes aux yeux », etc.
Dans mon coeur de pierre : rien.
Encore moins de larmes dans mes yeux ! Susan Boyle me laisse de glace.

Je reconnais qu’elle a une jolie voix, ça on ne peut pas le nier…mais de là à en être jetée par terre ?
Est-ce que la performance en est plus époustouflante parce que l’interprète est moche ? C’est ça qui la rend si exceptionnelle ??

Je sais pas…Moi dès le premier visionnement du clip Youtube, je n’y ai juste pas cru. Le phénomène Susan Boyle sent le staging à plein nez (bon réveil à ceux qui croient que la télé réalité est le fruit du hasard). Une millième reprise du conte de Cendrillon – ou sa version moderne dans tout bon film d’adolescente ; la fille moche qui devient reine du bal de finissant ! –
Come on ! Vous y avez cru vous ?
L’ovation debout ? Les larmes d’Amanda Holden ? La petite musique poignante en trame sonore tout au long de son parcours ? Moi j’embarque pas. Je pense que cette fille là a été castée pour monter une belle petite histoire cute qui servirait toute une leçon d’humilité aux Anglais : arrêtez de vous moquer de la fille laide au fonds de la classe, elle cache peut-être un talent merveilleux !
En avant les violons ! Sortez le mouchoirs, je pense que je vais pleurer…

En écoutant la radio cette semaine, mes doutes ont été confirmés : le jury était au courant. Ils savaient que cette femme là avait une voix extraordinaire (ah hum…). Ils nous ont, eux aussi, livré un beau spectacle !

C’est triste au fonds à quel point on peut exploiter la laideur de quelqu’un. Ce clip là a fait le tour du monde. Une boîte de production a offert un million de dollars à Susan Boyle pour tourner un porno où elle perdrait sa virginité.
Et est-ce qu’on va la voir chanter partout à travers le monde dans les prochaines années vous croyez ? Ben voyons donc !
On va peut-être faire des chandails, des portes-clés, des serviettes de plages, des capotes Susan Boyle, mais elle restera un phénomène et non pas une chanteuse…comme elle rêve de l’être.

En faisant ma recherche pour ce texte, je suis tombée sur cet article fort intéressant de Marc Cassivi qui résume, mieux que moi-même, ce que je pense de tout ça.

Pensez-y ! Biiiiiiiip !

Les féministes sont parfois cruches

par Céline Galipette

Vous êtes sûrement tombés sur l’une des publicités de la compagnie Daigneau dans le métro de Montréal. Personnellement, je trouve cette campagne de pub hilarante ! Ma préférée : « on a besoin d’une nouvelle cruche au bureau ». Par contre, elle semble soulever un vent de panique chez les féministes frustrées de Montréal qui placardent les panneaux publicitaire d’autocollants « Sale pub sexiste ! » Mettons tout de suite quelque chose au clair : je ne suis PAS une anti-féministe…En tant que femme comment pourrais-je être contre celles qui ont lutté pour que je puisse me prévaloir de tous les droits qui me sont acquis aujourd’hui ? J’ai moi-même parfois des pulsions de militante féministe quand je vois le sors injuste imposé à certaines femmes dans le monde et même dans mon propre pays. Mais franchement ! C’est bien beau de défendre ses principes, il ne faut pas en perdre son sens de l’humour ! Si vous associez le mot cruche au mot femme, c’est votre problème mes chéries ! Personnellement je ne me suis aucunement sentie brimée ou cataloguée en tant que femme. J’en ai connu des cruches au bureau ! Autant que des gros colons caves…mais, que voulez-vous, ça ne collait pas à une campagne publicitaire pour de l’eau en bouteille « colon cave » ou « gros épais »… Au lieu de s’enflammer à la moindre allusion humoristique à la femme, ces frustrées devraient mettre leur énergie sur des combats beaucoup plus importants ! Et qu’en est-il de toutes ces publicités où l’homme est dépeint comme le dernier des épais ? J’en ai marre moi de voir des femmes glorieuses devant leur mari abruti qui se doit de leur donner toujours raison. C’est pas sexiste ça peut-être ? Pourtant…aucune levée de bouclier….cruche

Ton o$cht!!€ de photo-téléphone

photo floue de ladytronHier, je suis allée au Théâtre Telus voir Ladytron pour la…cinquième fois?? Ben quoi ?! Je les aime…et pis c’était gratuit ! (ben oui, j’arrête pas de le dire que je suis jet-set!)

Il y avait en première partie The Faint, un groupe rock dansant que j’affectionne aussi.

Quand j’ai réussi à oublier l’horrible manque d’âme de cette salle aux allures de parking sous-terrain avec sa « déco » plancher-mur-plafond d’un magnifique gris béton – quand j’ai fermé mes yeux bref – j’ai commencé à apprécier le spectacle. The Faint a réussi à faire danser la foule avec quelques succès du dernier album (que je ne connaissais pas). L’énergique chanteur au eye-liner bleu et les musiciens qui s’entortillent (danse typique du rock un peu tordu) ont réussi à bien réchauffer la foule déjà conquise par Ladytron.

Quand Ladytron est arrivé, j’essayais de m’imprégner de l’ambiance et je restais fixée sur la chanteuse – qui me fait toujours rire avec ses mains sur les hanches -, mais il y avait quelque chose qui nuisait beaucoup à mon bonheur : j’ai été à maintes fois obligée de regarder le spectacle à travers l’écran de ton ostie de photo-téléphone !

Dans l’évolution de mœurs il y a deux choses qui viennent beaucoup perturber mon bonheur quand je vais voir un show : l’odeur de sueur beaucoup plus agressante depuis la loi anti-tabac et l’apparition des photographes à 4 cennes dans tous les maudits spectacles de musique ! Heeeeeeey ! Ça va te faire un maudit beau souvenir avec ta caméra 1,3 méga pixels hein ?

Une brève observation sociologique m’a permis de conclure que ce phénomène semble encore plus répandu chez la gente masculine. C’est comme une compétition…ou un réflexe? Je sais pas. Dès que le mec au chapeau sortait son I-Phone pour capturer un magnifique souvenir flou de  sa soirée, le mec au veston dégainait son Blackberry pour lui-aussi immortaliser la scène et pis…
Et pis quoi après ? Qu’est-ce que tu fais avec tes photos de shows floues ? On ne voit même pas la face des musiciens tellement la qualité est pourrie ! On a des moving lights en pleine gueule, ça donne un gros carré de lumière avec un ptit bonhomme noir sur ta photo…Tu te fais des soirées diapos avec tous ces clichés de show ? Tu les mets sur Facebook pour dire que tu étais LÀ ? (alors que la photo aurait pu être prise partout ailleurs tellement elle est floue…) 
Tu load ta carte mémoire pour rien pis TU M’ÉNERVES !!!! Toujours le bras levé, l’écran qui illumine tout le monde, tu me caches de la réalité ! Je vois le show à travers ton écran, tu perds tout le momentum, tu nous empêches de profiter du plaisir de la musique en live et si ça se trouve, tu emmerdes le band avec ton flash bas de gamme !

Et là je n’ai pas parlé de ceux qui tournent un petit vidéo en plus ! Bon d’accord c’est peut-être la seule solution pour avoir une image acceptable et donner un genre de semblant d’idée de quoi le show pouvait avoir l’air, mais si c’est pour te permettre de revivre la soirée, je t’avertis d’avance, ça marchera pas ! Le micro de ton ostie de photo-téléphone est bien trop pourri pour rendre un semblant de quoi que ce soit du son !

Pourtant j’aime la photo et  j’aime beaucoup la musique…mais si je veux voir des belles photos de band, je vais aller sur leur site web…

Pour le plaisir de vos yeux –  et pour vous offrir un souvenir « comme si vous y étiez » – j’ai pris trois secondes pour immortaliser le concert avec mon photo-téléphone…

Le Beau au bois Dormant

 

images-4                   Hier soir, sur un fond de pleurs de bébé, j’essayais de trouver quelque solution qu’il soit à certains problèmes existentiels de ma vie. Depuis au delà de 10 mois, j’arrive au seuil de l’orgasme lorsque je regarde le cadran et que je constate avec stupéfaction que j’ai réussi à dormir 3 heures d’affilée… L’utilisation de la méthode 5-10-15 (mon sujet de prédilection après 5 mois de nuits blanches) me tenant éveillée un minimum de 30 minutes 2 fois par nuits a fait jaillir en moi des pensées cruelles et morbides au sujet du Beau au bois dormant. Quoi? Vous ne connaissez pas la version masculine du célèbre conte pour enfants? À toutes celles qui ont rêvé de cette histoire de prince charmant, sachez que la version moderne où l’homme joue le rôle de la Belle est accessible à tous dans une vie post-accouchement. L’histoire est la suivante :

Il était une fois, un homme et une femme qui vivaient une passionnant histoire d’amour, et ce, jusqu’au jour où ils oublièrent de la consommer avec du plastique autour. Après la naissance de leur progéniture, la femme devenue insomniaque chronique jetta par mégarde son identité avec la poubelle qui contenait les couches des trois derniers jours. N’étant désormais qu’une mère (def : gente de l’espèce humaine qui sait sourire sans avoir recours au sommeil), elle réalisa par une nuit sans sommeil comme toutes les autres que les hurlements de bébé semblaient être sur « mute » pour tout le reste de la maisonnée. C’est alors qu’elle comprit que sa vie s’était transformée en un conte de fée où son homme incarnait le Beau au bois Dormant. Un prince dont le sommeil était imperturbable.

Or, vous savez quoi, puisque dans la version moderne, le baiser m’apparaît comme un enchantement beaucoup trop « soft », j’ai décidé d’inventer une fin alternative. Dans mon histoire, la bonne femme du Beau décide de recourir à ses 3 tantes techniciennes en électronique pour concevoir un subterfuge maléfique qui ferait sonner les pleurs de bébé comme « CHÉRI, PRENDS-MOI PAR DERRIÈRE!» Et après ça, vous savez quoi, les 3 tantes devinrent les riches propriétaires d’une multinationales ayant commercialisé le produit, la femme vécu un peu plus heureuse et ils n’eurent plus du tout d’enfants. C’est la fin, pas bonne nuit les mamans!

L’Europe dans un état second

Il faut savoir deux choses sur moi :

1)    Je déteste l’avion.

2)    Ma vie étant toujours trop remplie, je suis organisée au quart de tour dans les situations d’angoisse afin de minimiser les facteurs de stress …Et je continue naïvement de croire que mes plans vont fonctionner!

Vendredi 13 mars,  je dois prendre un avion en direction de l’Europe à 18h15. Je pars 10 jours dans un Festival où j’ai été invitée (ben oui,  je suis jet set demême).

Vendredi 13 !!?!!?!

Pas grave, je suis armée d’Ativan et j’ai dormi 5 heures pour être bien fatiguée (pour moi cinq heures c’est peu, je n’ai pas d’enfant, je sais…).

Mon plan est établi :  je pars du bureau à 15H, arriverai à la maison à 15h30, je mets mes valises dans la voiture et nous partons illico vers Dorval. Je devrais être là vers 16H, le timing est parfait !

Vendredi 13 mars 13h00 dernière vérification auprès de la personne qui doit m’amener à l’aéroport et dont je n’ai pas eu de nouvelles depuis la veille. Tout va bien, elle sera là à l’heure malgré un mal de cœur causé par son abus d’alcool de la veille.

Vendredi 13 mars 14h45 mon chauffeur me rappelle pour me dire que finalement si je pouvais trouver quelqu’un d’autre avec un permis de conduire ça serait chouette parce que le mal de cœur prend un peu trop de place.

QUOI ?! Je dois être à l’aéroport dans une heure !!

Tout le monde est au bureau;  j’en ai rien à cirer de tes abus d’alcool !!

Vendredi 13 mars 15h30 j’arrive à la maison et retrouve mon chauffeur sur le tapis de la salle de bain en train de se vomir le corps…d’accord je n’ai plus de transport et je dois être à l’aéroport idéalement…DANS 15 MINUTES !!!!

Je suis donc partie en taxi à 16H (heure de pointe) vers Dorval en maugréant sur la vie et les gens qui sont incapables de contrôler leur consommation d’alcool…

J’arrive à l’aéroport, les douanes sont bondées, le dernier rappel est dans 15 minutes, je n’ai toujours pas pris mon Ativan et je continue de maugréer sur les cons qui abusent de l’alcool…

***

Le vol s’est super bien passé grâce au vin d’Air France, au Ativan et à Monsieur D qui était assis à côté de moi et qui s’avérait en fait à être un gars que j’avais rencontré l’année dernière à ce même Festival (oui, oui je suis jet set pour vrai là !)

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On passe une semaine festive sous le chaud soleil de la Méditerranée, on est relaxe, on est saouls tous les soirs, c’est magnifique !

***

Samedi 22 mars 6h30 : je rentre me coucher à l’hôtel, mes bagages sont prêts pour le lendemain. Je demande à ma co-chambreuse si elle a mis l’alarme pour mon réveil. Elle confirme que ça sonnera à 8h45. (merde, c’est dans pas très longtemps ça…) Je ne prends pas de chance et tente de programmer  un wake-up call avec le lobby de l’hôtel, mais ça ne fonctionne pas.

Ça tooooourrrrne !!! Tant pis…je me couche !

Samedi 22 mars 9h15 : rendez-vous dans le lobby de l’hôtel pour prendre la navette vers l’aéroport. (Je dois être à l’aéroport à 10h15, mon avion décolle à 10h45)

Samedi 22 mars ??h?? : je me réveille en sursaut. (ça tooooourne !!!)

          Dis-moi Co-chambreuse, il est quelle heure là ?

          ….10h30

          Aaaaaaaah câlice !!!!!!

Ça m’a coûté 400 $…